
Le Figuier et la Vigne
Tronçons de 20-25 cm de bois d'un an, prélevés en plein repos hivernal, plantés aux deux tiers en pleine terre ou en pot. Racines au printemps suivant.

Techniques de multiplication
Découvrez les secrets de la multiplication des plantes. Ce qui fonctionne, ce qui échoue et toutes les astuces.
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Si une plante produit des graines viables, pourquoi s'embêter avec l'hormone, la cloche et les jours/semaines/mois d'attente ? La réponse tient en un mot : le clonage. Une bouture, comme un marcottage ou un greffon, conserve généralement le génotype et les caractères de la plante-mère, même si des mutations ou réversions restent possibles. Une graine est le fruit d'une reproduction sexuée : elle donne un individu génétiquement unique, qui peut ressembler à ses parents… ou pas du tout.
Pour une espèce sauvage (chêne, hêtre, pin, noisetier commun…) :
Aucun problème, on ne cherche pas à reproduire un arbre précis, l'espèce suffit. C'est pour ça que le semis est la bonne réponse pour la quasi-totalité des arbres forestiers de ce guide.
Pour une variété ou un cultivar nommé (un rosier précis, un Érable du Japon, un camélia…) :
Point important : un cultivar nommé peut être un hybride ou un clone sélectionné et ne se reproduit souvent pas fidèlement par semis. On choisit alors la méthode végétative adaptée : bouture, marcottage, greffe, division ou, en production professionnelle, culture in vitro.
Il existe même un troisième cas, plus radical :
Certains cultivars sont partiellement ou totalement stériles et produisent peu ou pas de graines viables. Ils doivent alors être multipliés par voie végétative, mais la bouture n'est pas l'unique solution : le marcottage, la greffe, la division ou la culture in vitro peuvent être plus adaptés.
🧬 Le logo ci-dessous signale chaque plante du guide où cette distinction change concrètement la donne.
Toutes les plantes ne répondent pas de la même façon. Voici la classification pour savoir quelle méthode choisir.
Pour ces plantes, la bouture peut être difficile ou très variable. Le marcottage maintient la tige reliée au pied-mère pendant l’enracinement ; la réussite dépend néanmoins de l’espèce, de la saison et de la technique.
Le bouturage à l'étouffée fonctionne, mais le marcottage permet de s'affranchir de cette contrainte ou d'augmenter ses chances.
De nombreuses espèces de cette liste s’enracinent facilement dans de bonnes conditions. Le marcottage reste possible, mais il est souvent moins pratique.
La multiplication dépend de la biologie de chaque espèce. Le semis, la division, les spores ou la greffe sont souvent plus pratiques que la bouture de tige ; des techniques spécialisées peuvent néanmoins exister.
Multiplication des plantes productrices de fruits, souvent soumises à la nécessité de conserver fidèlement la variété.

Tronçons de 20-25 cm de bois d'un an, prélevés en plein repos hivernal, plantés aux deux tiers en pleine terre ou en pot. Racines au printemps suivant.

Se multiplie surtout par ses rejets naturels (drageons), prélevés avec leurs propres racines à la base des pieds déjà établis.

Tronçons de 20-25 cm de bois de l'année en hiver, plantés aux deux tiers en pleine terre. Racines dès le printemps suivant.
Les boutures de tige semi-aoûtée à l'étouffée et le bouturage de racine fonctionnent également très bien. On utilise le marcottage apical (ou "provignage") : on enterre la pointe d'une branche dans le sol à la fin de l'été.
Le semis produit une descendance variable et ne conserve pas de façon fiable le caractère sans épines du cultivar.
La bouture est délicate et le taux de réussite amateur est faible.
Le marcottage conserve le cultivar. Le semis crée des individus variables dont la taille, le goût et la productivité ne sont pas prévisibles.
La bouture demande d'être à l'étouffée en plein été.
Multiplier végétativement un pied identifié conserve son sexe ; celui d’un semis reste inconnu jusqu’à la floraison.

Cas particulier, on rabat le pied-mère près du sol en hiver pour stimuler de nombreuses jeunes pousses depuis la souche, puis l'année suivante, on butte la base de ces jeunes pousses.
Le processus de bouturage est extrêmement lent et la tige est très sujette aux champignons. Réclame l'étouffée stricte et chaleur de fond.
Certaines variétés d'agrumes produisent des plantules nucellaires proches du pied-mère, d'autres non. La polyembryonie et le délai de fructification dépendent de l'espèce et du cultivar ; le greffage reste la méthode de référence pour conserver une variété.

On prélève en été des rameaux semi-aoûtés, qu'on installe sous chaleur de fond avec une forte hygrométrie.
Le semis ne fait pas vrai et retarde la première récolte de 10 ans ou plus.
La bouture de bois sec en hiver (Grenadier) ou la récupération de drageons (Goji) sont très faciles.

Noyer : semis de la noix entière avec sa coque à l'automne. Châtaignier : même principe. Marronnier : semer dès la chute.
Les grands arbres de nos forêts, dont la génétique favorise le semis naturel, ou quelques exceptions bouturables.

De nombreux saules s'enracinent facilement à partir de bois dormant. Prélevez une bouture saine en hiver et maintenez le sol humide sans engorgement ; la vitesse varie selon l'espèce, l'âge du bois et la température.
De nombreux peupliers se multiplient bien par boutures de bois dormant, avec des différences importantes entre espèces et clones.

Ces arbres sont généralement difficiles à multiplier par boutures dans les conditions d'un jardin amateur. Le succès dépend de l'espèce, de la juvénilité du pied-mère, de la saison et du dispositif de brumisation.

Le bouturage est difficile et très dépendant de l'espèce, du cultivar et de la juvénilité du matériel. La résine n'explique pas à elle seule les échecs ; certaines sélections se multiplient par bouture ou greffage en pépinière.

Semis de printemps après plusieurs semaines de stratification à froid.

L'exception chez les résineux : se bouture avec un taux de réussite correct. Prélevez en fin d'été des rejets tendres et juvéniles à la base du tronc.
Les stars de nos jardins, nécessitant souvent des techniques à l'étouffée ou des marcottes pour les espèces les plus dures.

Tronçons de 15-20 cm de bois de l'année prélevés juste après la floraison, coupe en biseau sous un œil, plantés sous cloche ombragée.
Le semis donne une descendance variable. Pour reproduire fidèlement un cultivar nommé, utiliser une méthode végétative adaptée : bouture, marcottage, greffage ou culture in vitro.

Tronçons de 10 cm de bois semi-ligneux en été, hormone, mélange drainant à l'ombre. Comptez 2 à 3 mois.

Tige non florifère de 10-15 cm en début d'été, garder peu de feuilles.
Tige tendre de 8-10 cm au printemps, sous cloche à mi-ombre.
Tige de 10 cm, laisser sécher la coupe à l'air quelques heures avant de planter (ils détestent l'excès d'humidité).

Le bois met énormément de temps à générer des racines. Les boutures réclament un « fog system » professionnel pour ne pas assécher les feuilles.
Un semis peut mettre 10 à 20 ans à fleurir.

La bouture exige des conditions extrêmes (chaleur de fond, 90%+ humidité).

Le bouturage est un test de patience (3 à 6 mois) sans bouger la tige.

Déteste qu'on touche à ses racines, et il est très difficile d'en créer de nouvelles sur bouture (taux d'échec massif).

Enracinement très capricieux de tiges non lignifiées.
Semer la graine donne un érable imprévisible (souvent vert).

Bouture de pousses vertes avec une fenêtre de tir minuscule (fin mai/début juin).
Bouturage généralement facile lorsque le prélèvement, la saison et l’humidité sont adaptés.
Bouturage de fin d'été ou d'automne.
Dans un grand verre d'eau en plein soleil.

Arbuste extrêmement dur à bouturer.
Lianes et grimpantes, idéales pour habiller un mur et souvent candidates parfaites au marcottage.
Les boutures classiques fonctionnent très rarement pour les cultivars spectaculaires.
Un semis peut mettre 10 à 20 ans à fleurir sans garantie de couleur.
La bouture subit un taux d'échec massif par pourriture sans installation pro.
Le semis d'hybrides donne des fleurs radicalement différentes.

Tronçons de 10-15 cm avec plusieurs feuilles, dans l'eau ou en terreau humide.

Opérer en été sur du bois semi-aoûté avec une température très élevée (25-27 °C).
Bouture très facile. Se marcotte d'ailleurs souvent tout seul au contact du sol.
Le marcottage évite la mise à l'étouffée, bien que la bouture sous cloche fonctionne bien.
Celles qui vivent dans nos salons, faciles à diviser ou nécessitant des marcottes aériennes.

Tige de 10-15 cm avec 2-3 nœuds, plongée dans l'eau.

Tronçon avec au moins un nœud et une racine aérienne, dans l'eau.
La bouture de tige est difficile sans chaleur de fond (risque de pourriture).
Le clonage conserve les panachures de feuilles.

Coupez le stolon portant le « bébé » une fois que celui-ci a déjà de petites racines aériennes visibles.

Tronçon de 10 cm dans l'eau à la lumière. Racines visibles en 3 à 4 jours.
Séparation des rejets qui poussent naturellement autour du pied-mère.

Détachez une feuille saine, laissez cicatriser 2-3 jours, posez sur terreau sec/drainant.
Bouturage de feuille possible mais très long (3 à 6 mois) avec grand risque de pourriture.

Couper une feuille d'orchidée est inutile.
💡 En revanche, la violette africaine (Saintpaulia) se bouture avec une simple feuille !

Ce groupe réunit des lignées botaniques différentes : palmiers et bananiers sont des monocotylédones, les Cycas des gymnospermes et les fougères arborescentes des fougères. Leur multiplication dépend de la morphologie de chaque espèce.
Les herbes culinaires, souvent très simples à multiplier végétativement pour le balcon ou le potager.

Tige de 10-12 cm dans l'eau claire. Racines en 5 à 7 jours.
La Menthe est souvent multipliée végétativement car beaucoup de variétés sont stériles ou se croisent trop.

Suivent exactement le même principe que la menthe et le basilic.

Tige de 8-10 cm prélevée en fin d'été sur du bois semi-aoûté, plantée dans un mélange terreau/sable.
Même méthode que le romarin, idéalement en « bouture à talon » (petit morceau d'écorce du rameau principal conservé).
Bouture estivale dans du sable très facile.
Les plantes herbacées qui se multiplient généralement par leurs organes souterrains.

Plantes strictement bulbeuses. Déterrer après jaunissement complet, séparer les bulbilles.
On divise le tubercule en fin d'hiver, chaque fragment devant conserver un œil visible.

Diviser les rhizomes (« griffes ») en fin d'automne ou en hiver.

Cormes et bulbes. On plante directement les caïeux, cormillons ou bulbilles latérales.

Échappe à la règle de la division pure grâce au prélèvement d'écailles.
Prélevez des sections de racine de 5-8 cm en fin d'automne, plantez-les à l'horizontale.

Même principe, mais les sections de racine se plantent à la verticale (dans le bon sens).
Contenu relu le 23 août 2026. Les appréciations décrivent des tendances pratiques, pas des impossibilités biologiques ni des taux de réussite garantis. Le cultivar, l’âge de la plante mère, la saison, le climat et le dispositif de multiplication peuvent modifier fortement le résultat.
Pour aller à l’essentiel
La multiplication végétative conserve généralement le génotype et les caractères de la plante-mère. Les cultivars nommés ne sont souvent pas fidèles par semis ; selon l’espèce, on choisira la bouture, le marcottage, la greffe ou la division.
Le marcottage est souvent préférable pour certaines espèces qui s’enracinent mal une fois détachées. La branche reste nourrie par le pied-mère pendant la formation des racines, mais le résultat dépend de l’espèce, de la saison et de la technique.
De nombreuses espèces de saules, peupliers et plantes herbacées s’enracinent facilement lorsque la saison, le prélèvement, l’humidité et le substrat sont adaptés. Les résultats varient selon l’espèce et le cultivar.
La méthode dépend de la biologie de l’espèce. Le semis est souvent le plus pratique pour les arbres forestiers, la division pour certaines vivaces ou plantes à rejets, les spores pour les fougères et la greffe pour conserver certains cultivars ligneux. Des techniques de bouturage spécialisées peuvent néanmoins exister.